Celle par qui le scandale arrive
29 05 2008Les dommages collatéraux de l’affaire Julie Couillard n’arrêtent pas de faire des ravages. Cette femme encore inconnue il y a deux semaines est mêlée à des affaires qui embarrassent les gouvernements canadiens et québécois comme jamais une parfaite inconnue ne l’a fait Gerda Munsinger dans les années 60. On se demande quand cela va s’arrêter.
Elle a causé la démission du l’ancien ministre Bernier en dévoilant qu’il avait oublié des documents stratégiques confidentiels chez elle. Il est clair depuis longtemps que cet homme manque cruellement de jugement à tous points de vue. Je ne reviendrai pas sur les événements regrettables qui ont jalonnés sa courte mais trop longue carrière de ministre des affaires étrangères. Ce qui m’a le plus surpris dans ses fréquentations avec Julie Couillard, c’est que cette femme a le langage et le vocabulaire d’une analphabète. L’avez-vous entendu dans son entrevue avec Paul Larocque sur Canoë? Elle ne peut pas faire une phrase complète sans faire de graves fautes de français. Si son anglais est du même acabit, il est incompréhensible que Bernier ait cru qu’elle contribuerait à améliorer son image dans les cercles politiques et diplomatiques.
Cette jolie femme, il faut bien lui reconnaître ce qu’elle a, aurait été associée a une entreprise qui a obtenu un contrat d’accompagnement de prisonniers accordé par le ministère de la Sécurité publique du Québec. Le problème c’est que cette entreprise appelée D.R.P. était la propriété du conjoint de Mme Couillard, Robert Pépin, qui avait un dossier criminel et qui était soupçonné de faire du prêt usuraire. Officiellement l’entreprise appartient au père de Robert Pépin, Denis Pépin, un policier retraité. On aurait enquêté sur lui sans rien trouver de répréhensible avant d’accorder le contrat. Les enquêteurs ne sont sans doute pas très futés, car ils se seraient rendu compte que les lettres D.R.P. signifient Denis et Robert Pépin. Normalement lorsque le nom d’une personne est utilisé dans le nom d’une compagnie, c’est qu’elle en est propriétaire. Cette situation met le ministre de la sécurité publique et le gouvernement québécois dans l’embarras.
On apprend ce matin que TVA poursuit Gesca, l’éditeur du journal La Presse, pour 1,3 millions de dollars. TVA estime que sa réputation a été salie par deux articles traitant de la couverture de l’affaire Couillard par le réseau TVA. Les auteurs des articles, Richard Therrien du Soleil et Patrick Lagacé de Cyberpresse, ont dénoncé TVA qui a caché l’identité de Julie Couillard au début de sa couverture des événements concernant le ministre Bernier. On verra la suite au palais de justice.
Julie Couillard aurait été actionnaire avec un de ses anciens conjoints dans une entreprise de sécurité à la recherche de contrats dans les aéroports canadiens. Selon Le Devoir, les deux n’avaient aucune connaissance particulière dans le domaine de la sécurité. Je vous laisse tirer vos propres conclusions. Finalement, l’éditorialiste de La Presse révèle aujourd’hui sur Cyberpresse, que selon ses recherches, elle n’a jamais été agente immobilière comme elle le prétend.
La dame qui a eu deux conjoints criminels n’a officiellement jamais posé de geste illégal ou été accusé de quoi que ce soit. En conclusion, voici un proverbe inspirant: dis-moi qui tu fréquente je te dirai qui tu es.
Publié par : jacqueso à 13:54:55Permalien
Comments : Ajouter un commentaire
Catégories :


